dimanche 28 avril 2024

ZA#8 / WERNER HERZOG

 

La réalisatrice Chloé Zhao a une jolie formule à propos de Werner Herzog. Dans le documentaire de Thomas Von Steinaecker (Werner Herzog –  Cinéaste de l’impossible, 2022), elle explique que le cinéaste allemand a traversé la planète et en a rapporté les rêves les plus exaltants, contribuant ainsi à « forger notre grand songe cosmique collectif ».
L’artisan des rêves en question a bâti une filmographie impressionnante. On compte une cinquantaine de films si l’on confond les fictions et les documentaires, et certainement faut-il les confondre puisque Herzog lui-même refuse la distinction. Ajoutons des dizaines de réalisations supplémentaires avec les courts, les moyens métrages et les films de télévision. Werner Herzog efface les frontières entre le réel et l’imaginaire, capture les mirages, se suspend au vol d’un skieur qui jamais ne retombe, se risque au feu des volcans et remonte le temps en plongeant dans les profondeurs terrestres...
« Mes films ne sont pas des unités isolées, ils font tous partie de la même famille. […] J’ai fait des films sur toutes sortes de sujets […], mais ils partagent la même vision du monde »
Le sorcier Herzog cuit ses chaussures dans la marmite (l’image est célèbre) et « relie tous les points de la planète en un raccord ». Le réalisateur serait-il adepte d’ésotérisme ? Ou d’ « herzogtérisme » tant son art est singulier ? Lui qui, après tout, a accès à « la penta-symétrie interdite des quasi-cristaux » (Boules de feu, 2020), lui qui traverse la Chambre 666 de son camarade Wim Wenders (1982) et, devenu acteur, fige son visage en enfer dans une adaptation clinquante d’un roman de Richard Matheson (Au-delà de nos rêves –What Dreams May Come,  Vincent Ward, 1998). Werner Herzog est allé si loin qu’on le retrouve également dans l’univers de Star Wars. Il y incarne un dirigeant de l’Empire galactique, l’intriguant « Client » (The Mandalorian, saison 1, 2019).
Werner Herzog traverse les formes cinématographiques comme les territoires et les cultures. Partout, il brasse les mythes, questionne les mystères et cherche à comprendre. Il convoque très souvent la science pour cela. De ses images, il nous captive et nous place presque sous hypnose. Toujours à la limite (des genres, de l’éthique, du danger...). Peu importe ce qu’il a décidé de nous montrer, on sait que l’histoire (celle de ses films, parfois celle de ses tournages) a tout son intérêt. L’œuvre est fascinante et nous nous proposons dans ce numéro de l’explorer.

Benjamin Fauré, Vincent Jourdan
 
286 pages
Format : 14,8 x 21 cm 
ISBN : 978-2-9571997-5-4
ISSN : 2677-9439
 

Prix : 10 €
+ Frais d'emballage et de port : 6,30 €

 Une édition Zoom Arrière, association loi 1901 à but non lucratif.
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